Santé — 15 juin 2012
Le rock réveille l’homme des cavernes

Le rock vous donne envie de bondir et d’hurler ? C’est normal, les changements soudain de tonalité et de fréquence jouent sur les mêmes mécanismes émotionnels que les cris d’alarme des animaux. En fait, le rock agit comme un écho à notre préhistoire et réveille l’homme des cavernes qui sommeille en nous.

La théorie

Quand un animal émet un cri de détresse, il force un grand volume d’air à sortir très rapidement ce qui produit un effet dissonant conçu pour attirer l’attention et provoquer une réaction émotionnelle chez d’autres animaux.  Lorsqu’un humain entend des motifs musicaux similaires, comme un solo de guitare de Jimmy Hendrix, il ressent un frisson le long de sa colonne vertébrale car il est programmé pour répondre fortement à un son difficile. C’est la même chose avec les sons dissonants que nous pouvons entendre dans les films d’horreur  ou par exemple dans la scène de la douche de Psychose d’Hitchcock).


Les arguments

Greg Bryant, un des professeurs des études de communication d’ l’Université de Californie et cosignataire de cette recherche, confirme : « Cette étude aide à comprendre pourquoi la distorsion du rock-and-roll excite les gens : elle réveille l’animal en nous. Les compositeurs ont une connaissance intuitive des sons effrayants sans savoir pourquoi. Ce qu’ils ne réalisent pas c’est qu’ils exploitent nos prédispositions évoluées pour être excité et avoir des émotions négatives quand nous entendons certains sons. »

De la théorie à l’étude

Les scientifiques ont testé leur théorie en composant plusieurs morceaux originaux de 10 secondes. Ils ont été conçu ces morceaux pour être tantôt neutre émotionnellement et générique de bout en bout, et d’autres commençaient doucement avant de devenir soudainement dissonant. Les étudiants volontaires qui ont écouté les deux types de musique ont trouvé que les morceaux dissonants étaient plus excitants et plus chargé avec des émotions négatives.

 

Conclusion

Au prochain concert de rock où vous irez, frappez-vous la poitrine, sautez, hurlez, laissez sortir l’animal qui est en vous, c’est pour cette raison que vous avez pris votre place. Par contre, pour vous accoupler, n’assommez pas votre proie pour la ramener dans votre caverne, nous sommes quand même aux 21e siècle.

 

 En savoir plus

L’étude a été publiée dans Biology Letters

Un article en anglais sur un site d’actualité médicale

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A propos de l'auteur

Je suis journaliste en presse jeunesse et blogueur pour des sites sur les nouvelles technologies. Comme il me reste un peu de temps libre, je suis également responsable éditorial de Sciences-mag.fr. Je suis basé à Toulouse, et vous pouvez me contacter en utilisant ce formulaire .

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