Nature & Environnement — 28 mars 2012
Le dernier réacteur nucléaire japonais sera éteint en mai 2012

Tous les 13 mois, les réacteurs nucléaire japonais sont éteints le temps d’effectuer des opérations de maintenances. Depuis le tsunami du 11 mars 2011 et la catastrophe nucléaire de Fukushima, aucun réacteur éteint pour maintenance n’a été rallumé.

 

 

 

Le dernier réacteur

Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un seul réacteur nucléaire encore en activité sur tout l’archipel. Sur les 54 réacteurs nucléaires, il ne reste plus que le réacteur se trouvant sur l’île Hokkaido. Selon TEPCO (Tokyo Electric Power Company), ce réacteur sera éteint pour maintenance en mai et ne sera pas rallumé, à moins qu’il y ait une volonté public de revoir le réacteur fonctionner.

Comment font-ils sans nucléaire ?

Le gouvernement japonais a demandé aux grandes entreprises de réduire leur consommation électrique de 15%. De même, chaque Japonais est sensibilisé à l’économie d’énergie. Forcément, TEPCO  a été obligé de remettre en marche d’anciennes centrales électriques non-nucléaires. Ces centrales fonctionnent aux énergies fossiles importées depuis l’étranger.Malgré tout, cet été, il pourrait y avoir des problèmes d’approvisionnement. Les grandes sociétés devront alors utiliser leurs machines pendant la nuit et les week-ends. Et si le problème persiste, ils sont prêts à délocaliser la production à l’étranger, ce qui serait mauvais pour l’économie japonaise.

Conclusion

Le Japon vient de prouver qu’un pays disposant de 54 réacteurs peut sortir du nucléaire en 13 mois. Il est donc possible pour la France (qui dispose de 59 réacteurs) d’abandonner entièrement le nucléaire en moins de 2 ans.

Mais quel prix sommes-nous prêt à payer ?

Sortir du nucléaire rapidement comme l’ont fait les Japonais ne fait que déplacer le problème (importation d’énergies fossiles, délocalisation de la production etc…) Il faudrait faire des efforts énormes au niveau industriel et individuel, remettre en cause les rythmes professionnels et les acquis sociaux (travailler le week-end et la nuit pour économiser l’électricité), et mettre en danger l’économie (en délocalisant une partie de la production).

Nous n’avons pas connu de catastrophe comme au Japon et heureusement. Sinon, nous ne serions pas là, à nous demander que faire. Nous avons le temps de réfléchir à l’avenir. Pour éviter l’immobilisme ou le développement mou des énergies alternatives, il serait intéressant que des études essaient d’inventer des manières plus douces et économiquement acceptables pour que nous puissions envisager une sortie définitive du nucléaire.

 

 Sources :

TEPCO

BBC News

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A propos de l'auteur

Je suis journaliste en presse jeunesse et blogueur pour des sites sur les nouvelles technologies. Comme il me reste un peu de temps libre, je suis également responsable éditorial de Sciences-mag.fr. Je suis basé à Toulouse, et vous pouvez me contacter en utilisant ce formulaire .

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